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Le principe de l'imposition
Une presse offset imprime sur des feuilles de grand format (typiquement 70×100 cm ou 50×70 cm). Imprimer une seule petite carte sur une feuille entière serait absurde. L'imposition consiste donc à disposer le maximum de cartes (ou de pages) sur la même feuille, séparées par des marges de coupe.
Exemple : sur une feuille 70×100 cm, on peut typiquement imposer 80 à 120 cartes au format poker (63×88 mm). Une seule passe machine = 80-120 cartes imprimées d'un coup.
Types d'imposition
Plusieurs schémas selon le type de production :
- Imposition recto seul — Pour les cartes ou plateaux à face unique imprimée. Optimisation maximale du nombre par feuille.
- Imposition recto-verso — Pour les cartes à dos commun. Le verso est imposé sur l'autre face de la même feuille avec calage parfait.
- Imposition cahier — Pour les livrets. Les pages sont disposées dans l'ordre qui permet, après pliage et reliure, d'avoir la séquence correcte (pages 1, 2, 3, ...).
- Imposition en step-and-repeat — Pour les étiquettes et petites cartes : le même fichier est multiplié sur la feuille jusqu'à saturation.
Économies générées
Une bonne imposition peut réduire le coût d'une production de 15 à 40% par rapport à une imposition naïve. C'est l'une des compétences clés du pré-presse, souvent invisible pour le client mais critique pour la rentabilité du fabricant.
Le client voit ce travail à travers le prix final compétitif. Un fabricant qui ne maîtrise pas l'imposition aura toujours des prix plus élevés à qualité équivalente.
Pour notre projet de 2400 cartes (120 cartes × 20 jeux), j'ai été bluffé que tout entre sur 24 feuilles offset 70×100. L'imposition optimisée a divisé le coût feuille par 5 vs ce qu'on aurait fait avec une imposition basique. Imprim'ton jeu a expliqué la logique, c'est invisible pour le client final mais c'est ce qui rend le devis compétitif.
Acheteur Marketing · Fédération sportive française